Fatigue et cancer du sein : 5 clés pour mieux faire face

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La fatigue est l’un des effets indésirables les plus fréquents des traitements du cancer. Cet état induit un manque de vitalité, une difficulté à effectuer les tâches habituelles quand il ne rime pas avec épuisement total. Il n’est pas sans conséquence non plus sur la vigilance, la concentration et la mémoire. Mais des remèdes naturels existent, en plus d’un bon sommeil et du repos à s’accorder dans la journée. Dans cet article, je fais le point sur la fatigue et cancer du sein, en livrant quelques conseils clés pour l’atténuer, inspirés de la naturopathie.

1. Marcher en pleine nature

« La marche est le meilleur remède de l’homme », déclarait en son temps le médecin grec Hippocrate, qui avait déjà perçu la puissance de cette activité. Elle fait partie des outils fondamentaux de la naturopathie : elle est simple, naturelle et soutient l’énergie vitale en agissant à plusieurs niveaux. L’activité cardiaque, la circulation sanguine, la respiration, le péristaltisme des intestins, le système immunitaire, l’élimination des toxines… telles sont entre autres les fonctions stimulées par la marche à pied, en plus du relâchement du système nerveux. Que l’on soit malade ou pas gravement, c’est une activité à pratiquer idéalement chaque jour, si possible au moins 30 mn. Chacun doit trouver le rythme et le moment qui lui convient, surtout quand on est affaibli. En cas de fatigue et cancer du sein, je conseille en tant que naturopathe ce rituel plutôt le matin aux femmes que j’accompagne, pour retrouver une énergie presque instantanément, qui sera mise à profit du reste de la journée.

Marcher sur un tapis d’une salle de sport a bien moins d’impact qu’en plein air dans la nature ; le contact avec les éléments naturels influe de façon subtile sur la vitalité globale du corps. Nous avons tendance à oublier que la nature est notre environnement d’origine, d’où le fait que nous prenons plaisir à y retourner. En marchant dans une forêt, nous sommes naturellement apaisés par la quiétude qui y règne, la vie végétale nous détend, la douceur des sons nous calme. Notre organisme s’énergise par le seul fait d’être en mouvement dans un cadre parfait pour nous. Le bénéfice est complet, tant physique que psychique. Et il le serait tout autant en bord de mer, dans un parc ou sur un sentier de montagne. Grâce aux bienfaits de la marche, la fatigue s’estompe, même pour une sortie de courte durée.

J’insiste sur l’importance de marcher à l’extérieur pour bénéficier d’une plus grande oxygénation, qui nuit au développement des cellules cancéreuses.

2.Fatigue et cancer du sein : pratiquer de l’exercice physique pour se sentir mieux

En complément de la marche à pied, d’autres activités physiques peuvent être effectuées chaque semaine et cela peut faire la différence en termes d’énergie et de résistance face à la maladie. Nul besoin de rechercher des sports très intenses pour se sentir mieux ; marche nordique, vélo, stretching, renforcement musculaire contribuent à réduire la fatigue du cancer du sein. En témoigne une étude réalisée par le centre de lutte contre le cancer, Léon Bérard, révélant qu’une activité physique régulière diminue de 30 % la fatigue, pendant et après les traitements et à plus long terme réduit le risque de récidive de 24 %.

Cependant, les exercices doivent être adaptés à la force disponible et la vitalité du moment. L’avis du médecin doit être sollicité pour élaborer la meilleure stratégie sportive.

Certaines associations offrent des séances d’activité physique encadrées pour les malades du cancer pendant et après les traitements, et disposent d’un réseau d’antennes en France. Citons par exemple Gym’Après Cancer et la CAMI Sport et Cancer, qui dispense une offre à l’hôpital et en ville.

3. Profiter des bienfaits du yoga : une activité douce qui allie corps et esprit

Très populaire de nos jours, le yoga offre de nombreux avantages, notamment la diminution de la fatigue du cancer du sein. Il est recommandé aux femmes pendant les traitements (et après aussi) deux à trois fois par semaine. Le yoga s’exerce de différentes façons, avec des formules lentes comme le yin yoga et d’autres plus dynamiques comme le vinyasa. La respiration associée au mouvement relâche les tensions, y compris nerveuses. Cette association corps-esprit agit en profondeur (plus que lors d’un sport classique) et incite à se reconnecter autrement à son intériorité. Cette pratique a l’avantage de ne pas avoir de contre-indications particulières. Après les traitements, il est conseillé de la poursuivre tout au long de la convalescence, d’autant plus qu’elle réduirait le risque de récidive du cancer selon les études.

Preuve de la valeur du yoga, des centres hospitaliers en France proposent des cours à leurs malades.

4.S’ouvrir au Qi gong : un allié précieux qui redonne de l’énergie en cas de cancer

Issu de la médecine traditionnelle chinoise, le Qi gong est une gymnastique douce permettant de rééquilibrer les courants énergétiques par une série de mouvements lents et variés. Cette pratique opère en profondeur sur le corps et l’esprit, et réduit notamment la fatigue du cancer du sein.

Son influence est surtout énergétique, ciblant les méridiens par des étirements particuliers et l’activation de certains points. En adoptant le Qi gong, on se sent plus robuste et fluide.

Plusieurs études ont mis en lumière l’atout du Qi gong dans l’accompagnement du cancer, comme celle menée par l’université américaine de Brown qui a démontré que la pratique du Qi gong serait plus efficace que d’autres méthodes pour réduire sensiblement la fatigue ressentie pendant la maladie. Même si au premier abord, le Qi gong se traduit par des mouvements légers, ces derniers réduisent l’état de faiblesse autant que des exercices classiques d’intensité modérée. Ils ont le mérite d’agir sur l’organisme à différents niveaux, avec des bénéfices sur l’immunité et le système nerveux, notamment au niveau de l’humeur et du stress. Tout comme le yoga, les mouvements ralentis permettent de reprendre contact avec le corps et ressentir l’énergie qui y circule.

Le Qi gong a été testé au sein de l’hôpital de la Salpêtrière de l’AP-HP auprès des malades du cancer, afin d’évaluer son intérêt pour mieux affronter la lourdeur des traitements. Les patients ont ressenti une baisse des effets secondaires et une amélioration de leur santé psychique, leur permettant de reprendre goût à la vie.

Le Qi gong se répand de plus en plus en France, ce qui permet à chacun (ou presque) d’accéder à un cours proche de chez lui. Des exercices peuvent se pratiquer aussi chez soi.

5. Découvrir la respiration rénale, une méthode dynamisante pour retrouver de la force

Pour terminer cet article sur la fatigue et le cancer du sein, j’évoquerai un sujet qui me tient à cœur, la respiration. On a tendance à sous-estimer son impact sur notre équilibre au quotidien. Nous ne savons plus respirer, car nos modes de vie stressés tendent à nous couper d’un souffle lent et profond. Il est donc essentiel de retrouver un bon réflexe respiratoire, avec à la clé moins de stress, une meilleure vidange des poumons, une amélioration de l’oxygénation du corps (et c’est important pour cette maladie), etc. La respiration abdominale est la base des techniques pour apprendre à bien respirer, mais j’ai choisi de vous parler de la respiration rénale. Les naturopathes la préconisent pour booster la vitalité, notamment le matin en cas de réveil compliqué. Elle stimule en effet les glandes surrénales, au cœur de notre énergie vitale. Entre autres vertus, elle renforce aussi la détermination et le courage, ce qui en fait une indication lors de compétitions et de challenges pour favoriser la confiance. Elle s’effectue le matin ou face à une baisse d’énergie dans la journée, mais pas en soirée en raison de son action dynamisante. Elle est donc intéressante à tester pour mieux faire face à la fatigue et le cancer du sein.

Voici comment elle se pratique :

  • S’asseoir sur une chaise et dans une tenue confortable (sans ceinture).
  • Se pencher en avant et placer ses mains à plat au niveau de la région rénale, sur les lombaires.
  • Contracter les abdominaux et inspirer en envoyant l’air au niveau de vos mains (dans cet exercice, on ne gonfle pas le ventre). Les mains se soulèvent.
  • Expirer doucement : la taille s’affine et les mains reprennent leur position initiale.

Vous réalisez cette respiration le temps que vous souhaitez, idéalement plusieurs minutes.

Pour finir, j’aurais pu aborder aussi l’alimentation, car c’est un levier majeur pour retrouver de l’énergie au quotidien que l’on soit malade ou pas d’ailleurs. Ce sujet tellement vaste demande d’y consacrer un article entier ; dans cette attente, plongez-vous dans les conseils que je partage dans l’article sur le régime anti-cancer sans sucre.

J’ai livré ici des clés à expérimenter selon ses envies et possibilités, mais la prise en charge de la fatigue du cancer du sein s’apprécie de façon individuelle et spécifique. Elle peut nécessiter l’intervention d’acteurs de différents horizons, parmi les professionnels de santé et les praticiens non conventionnels. Elle peut résulter aussi de l’évolution de la maladie ou de la conséquence des traitements, d’où la nécessité d’en parler à son médecin référent afin que les symptômes soient reconnus et évalués.

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 Pour s’initier au Qi gong, mon conseil de lecture :

Entrez dans la pratique du Gi Gong, Ke Wen, Le Courrier du livre

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